Gestion de l’eau : les élu-e-s mobilisés avec les gilets bleus contre l’exclusion d’Est Ensemble par le Sedif
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Le groupe Alternative Écologiste à Montreuil était représenté hier matin par Gilles Robel lors de la mobilisation qui a rassemblé plusieurs dizaines de gilets bleus devant l’usine des eaux de Choisy-le-Roi, où était convoqué le comité syndical du Sedif (Syndicat des eaux d’Île-de-France) qui gère actuellement l’eau potable de 150 villes de la région en délégation de service avec l’entreprise Véolia, afin de protester contre l’inscription à l’ordre du jour de la rupture de la convention avec Est Ensemble. Une mobilisation payante qui a permis d’obtenir de M. Santini, président du Sedif qu’il revienne sur sa menace d’interrompre la convention.

Rappelons que trois territoires de la métropole du Grand paris, Est Ensemble, Plaine Commune et Grand Orly Seine Bièvre, avaient décidé de ne pas ré-adhérer au Sedif, souhaitant évaluer la faisabilité d’une gestion publique de leur eau potable. Un accord avait permis aux trois territoires de signer avec le Sedif une convention de coopération pour bénéficier de l’approvisionnement en eau par le syndicat dans les mêmes conditions pendant deux ans, le temps de finaliser leur sortie du Sedif ou de revenir en arrière sur la gestion de l’eau.

Dans ce contexte Est Ensemble a refusé la ré-adhésion de la commune de Noisy-le-Sec au syndicat par ce que cela aurait également obligé Bondy, qui se trouve au bout du réseau, à ré-adhérer alors que la ville ne le souhaitait pas. En réaction, le Sedif a décidé d’intégrer à l’ordre du jour de son comité syndicale la rupture de la convention de coopération avec le territoire Est Ensemble, considérant que le territoire a manqué à ses engagements de laisser le libre choix aux communes de partir ou de rester dans le Sedif.

Du côté d’Est ensemble, 100 élus ont écrit au président du Sedif, André Santini, pour défendre la position du territoire, compétent en matière de gestion de l’eau. « Dans ce cas où deux villes expriment des intérêts divergents, il est tout à fait légitime que le choix se fasse au niveau du territoire. En outre, nous vous rappelons que la loi de réforme territoriale a donné la compétence de la gestion de l’eau aux territoires et non plus aux villes. Le choix du conseil de territoire doit être respecté. Et la convention n’a pas valeur de loi, elle doit au contraire respecter la loi », font valoir les élus dans leur courrier. https://eau-iledefrance.fr/100-elu-es-dest-ensemble-sadressent-au-president-du-sedif/

C’est dans ce contexte de nouveau bras de fer avec le Sedif que notre groupe à répondu à l’appel au rassemblement de la coordination Eau Île-de-France, un collectif qui défend une régie publique de l’eau.

Finalement la mobilisation citoyenne a porté ses fruits puisque le SEDIF a voté en séance une délibération pour reconduire la convention jusqu’à sa fin normale, c’est à dire décembre 2019.